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Le président argentin, Mauricio Macri, si prompt à comploter contre la politique vénézuélienne auprès de ses voisins latino-américains et à s’ériger en défenseur des Droits Humains au Venezuela, ferait bien de balayer devant sa porte avant de donner des leçons à qui que ce soit. 

En effet, un jeune Argentin de 28 ans, Santiago Maldonado, est porté disparu depuis 6 jours à Chubut, Patagonie argentine, à la suite de la célébration Mapuche de la Pachamama (la Terre Mère), usurpée par la multinationale Benetton, et qui a, selon les témoins, été enlevé par la gendarmerie argentine. Il s'agit d'un défenseur des droits des Mapuche au sein d’une ONG. L’opération de répression a été menée par Patricia Bullrich, ministre de la sécurité, et, sur place, par Pablo Nocetti, commandant des forces de l’ordre. Ils ont tiré sur les manifestants, détruisant tout sur leur passage et frappant hommes, femmes et enfants.

Il semblerait que les gendarmes aient violemment mis à terre Santiago Maldonado et l’aient fait monter dans une camionnette blanche. Le juge fédéral, Guido Otranto, a ouvert une enquête, la gendarmerie locale nie connaître le lieu où se trouve le jeune homme, introuvable à ce jour.

Il semblerait que le président Macri ait recours aux bonnes vieilles méthodes putschistes et réactionnaires de la droite argentine pour annihiler toute forme d’opposition en la faisant disparaître.

Et ça se permet de donner des leçons de démocratie ? On croit rêver !

Christian Rodriguez