Radicalités concrètes

(Suivi d'un modèle de Motion municipale)

On le savait, bien sûr, la feuille de route du Président Macron est directement tracée sur la planche à dessein (mauvais) des idéologues néo libéraux de l’Europe.

Le plan qu’ils dessinent depuis des décennies va connaître à n’en pas douter une accélération vertigineuse. Le marché libre agile, le marché concurrentiel qui est forcément vertueux ne connaît en réalité qu’ un seul adversaire de poids. C’est la volonté populaire !

Il s’agit pour ces stratèges du marché de la casser au plus vite. Détruire rapidement les lieux de son exercice est donc de leur point de vue une imminente priorité. Régler le sort des conseils départementaux dernier lieu de réalisation concrète des politiques de solidarité, augmenter le pouvoir des régions quitte à leur donner un pouvoir réglementaire, véritable cheval de Troie de la destruction de la nation républicaine , et cherry on the cake, réduire drastiquement le nombre de communes au profit des métropoles , des communautés de communes et des fusions.

Le 17 juillet lors de la conférence des territoires le Président de la République a clairement fixé les objectifs, faisant fi de la règle de la libre administration des communes, il a sommé les Maires de réduire leur budget.

La suppression de la taxe d’habitation conjuguée au plan d’économies de 13 milliards sur le budget des collectivités portera un coup dur aux finances des collectivités locales, à leur autonomie reconnue par la Constitution.

Mais cette politique de gribouille qui consiste à rentrer dans le carcan des comptables du mythe néo libéral ne sera pas sans effet désastreux sur la vie des gens.

C’est un véritable plan de licenciements massif qui va frapper les associations, une destruction certaine du tissu social qui fait la vie de nos communes.

Les associations comptent dans ce pays plus de 1,8 millions de salariés et les première coupes budgétaires forcées des communes se feront sur les subventions qui leur sont allouées.

Le développement local ou l’action sociale sont financés à plus de 60% par les subventions publiques. Les petites et moyennes associations (moins de dix salariés) seront bien sûr les premières touchées et c’est la vie quotidienne de nos villes et villages qui sera directement affectée.

Ce plan social massif est d’autant plus sournois qu’il est quasiment invisible.

Il va falloir faire preuve d insoumission concrète et partout dans nos communes engager un bras de fer contre le gouvernement, refuser de baisser nos budgets, lutter contre la chute des dotations et proposer des pistes alternatives à la réduction des déficits publics… Tiens, si par exemple on embauchait des fonctionnaires des finances pour récupérer le magot des exilés fiscaux !

Alain Bousquet

Modèle de motion a proposer à vos élus pour le conseil municipal.

Le président de la République a confirmé lors de la conférence territoriale du 17 juillet sa volonté d’administrer aux collectivités locales une énième cure d’austérité.

Après les coupes sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande la saignée continue.

Cette fois ci, c’est 13 milliards d’euros que le président de la République souhaite retirer du budget des collectivités locales.

Ces baisses de dotation se traduiront inévitablement par une détérioration des services publics dont les citoyens seront les premières victimes.

Pourtant des politiques alternatives peuvent exister et des ressources financières peuvent largement alimenter les caisses de l'État.

La lutte contre la fraude fiscale qui selon l'OCDE s'élève à plus de 30 milliards par an en France, la fin de l'évasion fiscale, une réorganisation plus progressive et plus juste de l'impôt sur le revenu des ménages, une réforme équitable de la fiscalité des entreprises, etc, constituent autant de pistes à explorer pour équilibrer les caisses de l'Etat. Une telle volonté politique permettrait d'échapper à la cure d'austérité libérale qui plonge le peuple dans le cercle infernal de la récession.

Si la situation reste en l’état, cette perte va immanquablement entrainer la réduction voire la suppression de services publics permettant de répondre à des besoins essentiels et croissants dans tous les domaines : emploi, éducation, logement, santé, sport, culture, environnement...

Cela aura un impact négatif sur le soutien aux associations, dont le rôle pour mieux vivre ensemble n’est plus à démontrer et qui ne pourront plus assurer leur mission sans le soutien des collectivités. Cela aura des répercussions sur la vie de populations déjà broyées par la crise. Cette austérité éternelle pour les communes est inacceptable. C’est accroitre les inégalités et la pauvreté, c’est fragiliser les entreprises dans le domaine des travaux publics, c'est renforcer les fractures territoriales, c’est alimenter la crise économique, écologique, sociale.

Le conseil municipal ou communautaire rappelle que les collectivités de proximité que sont les communes, avec les intercommunalités sont, par la diversité de leurs interventions, au cœur de l’action publique.

  • Elles facilitent la vie quotidienne des habitants, la coopération et l'entraide,
  • Elles contribuent à l’emploi associatif et à son dynamisme,
  • Elles accompagnent les entreprises présentes sur leur territoire ;

Le Conseil municipal :

  • Demande que cesse enfin la baisse des dotations et que cet argent soit consacré aux investissements utiles à nos concitoyens, utiles à l’emploi, utiles à l écologie.
  • Demande l’arrêt immédiat de cette austérité imposée aux collectivités.
  • Demande la création d’un nouvel impôt territorial taxant les entreprises, assis sur leur capital et leurs actifs financiers.
  • Demande la remise à plat de l’ensemble des exonérations sociales et fiscales.