Radicalités concrètes

Andrea Kotarac, insoumis et conseiller régional du groupe Rassemblement, Citoyens, Ecologistes et Solidaires a déposé un voeu pour que la région Auvergne Rhône-Alpes se positionne contre le gel des contrats aidés et que le président de la région interpelle le président de la République et son gouvernement afin qu'ils reviennent sur cette décision scandaleuse qui touche de nombreuses associations et collectivités. La droite de Laurent Wauquiez a accepté, ce voeu et donc Auvergne-Rhône-Alpes deuxième région de France va interpeller Emmanuel Macron et Edouard Philippe sur cette question. Elus, citoyens faites comme les conseillers régionaux d'Auvergne-Rhône-Alpes, proposez un vœu si cela a été possible dans cette région cela est possible chez vous.

" Fin juillet, le gouvernement d’Edouard Philippe annonce la réduction drastique des contrats aidés. Cette décision est entérinée le 9 août. Il s’agit du plus grand plan social en France annoncé du jour au lendemain.

Le principe de sécurité juridique du contrat de travail est totalement bafoué mais également celui de la continuité du service public et du droit à l’emploi. MJC, écoles, collèges, lycées, associations, collectivités locales… la liste est longue et ce sont plus de 200 000 personnes qui sont concernées par cette décision unilatérale du Gouvernement. En ce qui concerne la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont 12 000 personnes qui sont touchées par cette décision.

Ces 200 000 postes, ce sont 200 000 personnes qui n’aurony plus d’emplois, ni même droit à des indemnités chômage. Financés en grande partie par l’Etat, ces contrats permettent à des associations, collectivités territoriales d’embaucher des personnes éloignées de l’emploi pour des missions d’intérêt général (animateur/animatrice socio-culturel, péri-scolaire coordinateur/coordinatrice d'association, formateur/formatrice, auxiliaires de vie scolaires auprès d'élèves en situation de handicap, médiateurs culturels etc) qui bénéficient ainsi d’un accompagnement vers une insertion durable.

Certes ces contrats ne sont pas la panacée mais ils ont le mérite de remettre des personnes sur le chemin de l’emploi, de les former et constituent une source de revenu.

Cette décision met aussi en difficulté les associations. Ces dernières n’auront pas les moyens d’embaucher sans cette aide. Les associations devront faire moins alors que les demandes sont croissantes. Par conséquent, ce sont des repas servis en moins aux plus démunis, c’est un café associatif qui ferme dans un quartier populaire, ce sont des EHPAD avec moins de personnels pour les personnes âgées, ce sont des accueils périscolaires qui perdent en qualité de service.

Au vu des faits exposés, parce que ces contrats aidés sont essentiels pour des personnes éloignées de l’emploi, pour les structures associatives, pour nos collectivités :

  • La Région Auvergne Rhône-Alpes demande au Gouvernement de revenir sur sa décision de suppression des contrats aidés
  • La Région Auvergne Rhône-Alpes s’engage à mobiliser les moyens du service public régional de la formation afin que les contrats aidés débouchent sur une formation qualifiante ou certifiante. "