Vie Insoumise

Les ministres Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont présenté le 09/08 des actions pour une « meilleure gestion de la ressource en eau en période de sécheresse ». Pourtant l'une d’entre elles, qui consiste à faire du stockage hivernal des eaux destinées à l’irrigation pour soulager la ressource l’été, est particulièrement controversée.

Dans le contexte actuel de déficit hydrologique intense et de plus en plus fréquent, des projets de « bassines » ou réserves de substitution sont étudiés dans de nombreuses régions de France. Ce sont des ouvrages de plusieurs hectares destinés à stocker de l’eau pour l’irrigation des cultures (en moyenne autour de 500 000m3 par bassine). Le principe simpliste et séduisant sur le papier consiste à prélever l’eau l’hiver quand la ressource est censée être abondante, pour s’en resservir l’été quand les stocks naturels sont fragilisés. En pratique, on fonce droit dans le mur !

Ainsi plus de 200 ouvrages sont envisagés rien que dans l’ex région Poitou Charentes, où un tel projet de construction de 19 réserves de substitution est notamment en passe de voir le jour dans le bassin de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin.

Ce seul projet qui prévoit la création de stockages pour un total de 8.4 millions de mètres cubes d'eau (soit plus de 2 années de consommation en eau potable d'une ville comme Niort), a déjà fait l’objet d’une enquête publique au printemps et d’un passage ce 26 septembre au CODERST (Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques). À chaque fois il a été rendu un avis favorable, malgré l’opposition notable à ce projet de la part de l’ARS (Agence Régionale de Santé) ainsi que celle de nombreux acteurs locaux citoyens ou associatifs rassemblés dans un collectif : « Bassines, non merci ».

Déjà engagée contre ce projet lors de la campagne législative, la France Insoumise 79 a tenu à soutenir ce collectif et à contribuer au mouvement s’opposant à ce projet en adressant une lettre ouverte au Préfet des Deux-Sèvres, qui doit rendre prochainement sa décision sur ce dossier.

Et comme il ne s’agit pas que de s’opposer mais de rappeler qu’un autre monde est possible et nécessaire, nous invitons à lire ou relire le programme de l’Avenir en Commun et ses livrets thématiques et à y contribuer, en particulier au sujet de ces questions ceux sur l’eau, l’agriculture, ou encore la planification écologique.