école du jardin planétaire

Salut les amis je suis la mante religieuse, on m’appelle aussi « Prie Dieu » en Provence.
Ces allusions à la religion viennent du fait qu’une de mes positions favorites est de replier mes membres antérieurs et de les coller comme si je faisais une prière. Mais ce n’est pas le cas, je préfère être à l’affût des criquets, des mouches, des papillons, et d’autres insectes pour mon repas.

Pour attraper mes proies, je projette mes pattes avant qui harponnent mes victimes. Lorsque je les replie, mon festin se retrouve alors coincé entre une double rangée d’épines biens utiles pour les déguster à ma guise.

Chez nous la femelle est plus grande que le mâle . Nous sommes capable de voler, mais pour ma part ça devient impossible quand je suis prête à pondre mes œufs.

A ce sujet, nous nous accouplons à la fin de l’été, et il m’arrive de dévorer le mâle en commençant par la tête. Celui-ci continue quand même à me féconder, il n’est pas rancunier ! Cependant, contrairement à la légende je ne le dévore pas systématiquement quand je suis dans la nature. Dans un vivarium, par contre, c’est une autre histoire…

Entre le mois de septembre et le mois de novembre je vais pondre de 200 à 300 œufs, puis je vais déposer une soie blanche qui brunira avec le temps et les protégera. Les petits, ressemblent aux adultes mais n’ont pas d’ailes. Il faudra de 5 à 7 mues avant qu’ils arrivent à leur taille définitive. Pour ma part, je vais mourir aux premières gelées, au printemps c’est eux qui prendront la relève !

Fabien Negrello
Photo: Amandine Chabot