école du jardin planétaire

La nature est vraiment étonnante. En m’observant, on pourrait s’imaginer que je suis une sorte de croisement entre la taupe et le grillon.

Bien sûr ce n’est pas le cas puisque je suis un insecte.

Mes grosses pattes avant me valent le surnom de « taupe/grillon ». Je suis capable de voler, nager, aller sous l’eau, chanter et communiquer avec d’autres courtilières. Je ne suis pas très appréciée dans les jardins, puisque j’ai un faible pour les tubercules et les racines. Pour ma défense, sachez que mon menu est beaucoup plus varié que cela car je mange aussi entre autre des larves de hannetons et de tipules. Souvent les jardiniers ne le remarquent pas et se concentre plutôt sur les dégâts que je vais causer, que sur mes bienfaits concernant les ravageurs. Je suis donc à la fois un auxiliaire et un ravageur, un côté blanc, un côté noir si vous préférez. En plus pour ma défense mon espèce est en régression en France, à cause des différents pesticides utilisés en agriculture. Mes grosses pattes me permettent de déplacer jusqu’à 100 fois mon poids. Essayez de faire pareil ! Les sortes de « griffes » dont je dispose au bout de ces dernières pourraient me servir à me défendre. Mais la plupart du temps, le fait de les exhiber suffit à décourager mes agresseurs. Pour ma part, plutôt pacifique, je fais une marche arrière pour prendre la fuite en cas de danger. Si vous tombez sur un irréductible destructeur de courtilière, rappelez-lui que tout s’équilibre dans la nature, et que j’ai ma place !

Fabien Negrello
Photo: Amandine Chabot